Samedi matin 7h, petit déjeuner familial, il faut dire qu'à une vingtaine dans la place, enfants compris, il y a de quoi, et derniers préparatifs. Les prévisions du jour ne sont pas bonnes : grosses averses tout au long de la journée pour lesquelles il faudra composer avec un choix de tenue judicieux. L'humeur est tout de même très joyeuse, avec un Mr Watt surtout, remonté comme un coucou, et en attente d'un dossard de prestige !
Alors que les derniers tardent à pénétrer dans la cour du Château, c'est le temps usuel des retrouvailles amicales, celui des dernières blagues, et finalement, très peu celui de la concentration. Dans l'attente du départ imminent, chacun finit de se placer pour éviter d'être pris dans le piège du tunnel à traverser, sombre, étroit et bas, pour sortir de l'enceinte.
Si le Mitch porte un habituel dossard 1, les bruits courent que le Team Salomon Belgique serait venu jouer les trouble-fêtes, et déjouer les pronostics. Inconnus, seule leur tenue trahira leur effective présence, quant à leur potentiel athlétique, il faudra patienter pour le découvrir, en espérant qu'il ne nous surprenne pas trop ...
Avec un peu de retard et sans réellement s'y attendre, le départ est donné. Sous les applaudissements nourris des accompagnateurs et des autres coureurs inscrits sur le 24 et le 19 km partant un peu plus tard, la meute s'ébranle dans la descente du Château de Bouillon. Les pavés le long de la Semois sont très glissants, et sans plus attendre, l'ouvreur s'écarte pour libérer l'avant du peloton dans la première bosse.
Choses promises, choses dues ... on ne tarde pas à faire connaissance du terrain gras, des averses, ainsi que des invitées surprises, les giboulées ! Point trop argileuse, la boue est néanmoins bien moins collante qu'en Artois ! L'organisation nous ayant fait grâce du passage à gué, il va s'en dire que nous ne garderons pas pour autant les pieds au sec très longtemps. A travers les forêts, dans les lits caillouteux, de petits ruisseaux dévalent la moindre pente.
Dommage pour celles et ceux qui venaient ici pour la première fois, il faudra qu'ils reviennent pour profiter des points de vue, bouchés aujourd'hui par un épais plafond grisâtre. Petit avantage pour les premiers, les chemins, et surtout les montées et descentes, sont propres ... pour l'arrière du peloton, et qui plus est sur la portion qu'aura empruntée le 24 km, ils seront bien plus lessivés, laissant s'exprimer bien plus les skieurs que les trailers !
Chez les "Z", on accordera donc une mention spéciale, au curé de campagne et à son enfant coeur, alias Frère Tuck et Fab, rentrant au Château après un périple de près de 9h12', battus par des ondées qu'eux seuls ont eu à braver. On ne trahira pas leurs grimaces respectives sur les dernières marches, mais en cherchant un peu, vous trouverez certainement quelques clichés sur la toile qui valent leur pesant d'hosties.
Un peu plus tôt, c'était le tour d'autres "Z" de revenir après un difficile combat, mais non moins glorieux contre Dame Nature, maculés de boue, et visiblement très satisfaits d'avoir par pareil temps, effectués pareil chemin.
Au hasard, on notera par exemple aussi qu'une certaine Sophie s'est fait la malle sinon, les "mâles" , en accélérant ni plus ni moins que dans "The Wall", cette montée chronométrée de 150m D+ longue de 600m, laissant à bonne distance ses compagnons de route.
Mr Watt a, quant à lui, livré une tout autre bataille ... Parti le mord aux dents, le Châtelain du Kemmelberg explosa au ravitaillement du km 26, pour finalement devoir gérer dans le dur, la seconde moitié de parcours, et contenir pour l'honneur, le retour de Marco et d'Alex.
Enfin, aux avant-postes, outre le titre de meilleur grimpeur glané par l'ascension de The Wall en 8'08", le Mitch remporte une nouvelle fois La Bouillonnante, passant seul sous la barre symbolique des 5 heures. Le suivant à moins de 10 minutes, je ne bouderai pas non plus ici mon plaisir d'accrocher la deuxième place, laissant donc Fabian Magnée du Team Salomon Belgique à une petite dizaine de minutes aussi, monter sur la troisième marche du podium. 14è, Philippe Masset, alias PhildeFer, enclin dernièrement à de multiples pépins physiques, fait un beau retour, après un chrono au Trail des Poilus qui l'avait me semble-t-il déçu ...
Et si, pour beaucoup l'objectif du jour était de simplement finir, on peut dire que compte tenu des conditions, c'est plutôt deux fois qu'une, que le contrat a été validé ! Bravo, vous pouvez être fiers de vous ! Pour clore ce chapitre, remercions aussi de tout coeur, les fidèles parmi les fidèles accompagnatrices et leur petits serviteurs, bien à propos pour vous filer en guise de ravito, un paquet de Dragibus gagnant !
Bref, je pense qu'unanimement, nos pouvons dire que ce fut encore un WE mémorable, avec bien sûr un repas d'après-course digne de ce nom, où, si au niveau des breuvages post-effort, nous nous sommes pas privé de boire à la santé des absents, il aurait presque manqué quelques frites, et ce, malgré la dizaine de portions accompagnant les bkiki-burgers sauce bikki, et les inénarrables fous-rires !
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